The paradoxical process of identization

The paradoxical process of identization
I have proposed to call the conflicting back and forth between identity and the project of change (individual or collective) ‘identization’. In the last published chapter (n° 332. « Suffering, trauma, coping and resilience in life ») I evoke the myth of the island Vanuatu: « the tree and the dugout » analysed by Joel Demaison in his thesis, (1985):
Every human being is torn between two contradictory and yet major needs:
– the need for the pirogue, i.e. for movement, for travel, for breaking away from oneself, from one’s community;
– the need for the tree, i.e. the rooting of identity, the attachment to one’s community.
Men constantly wander between these two needs, sometimes giving in to one, sometimes to the other… until they understand that it is with the tree that the dugout canoe is made. (I would add that the dugout can also travel to save the tree. ) « The tree is a metaphor for man, the man who stands upright in his ‘place’ plunges with it into the sacred ground of depth. Depth takes precedence over breadth. The tree-man lives only through the group-dugout. From the ‘founding journey’ of arrival on the island, Melanesian society ‘asserts itself as much as a society of roots as of journeys' » (1986, p. 518).
But I would like to add today the example of identization when an identity crisis occurs, for example in an elderly person who begins to lose his or her temporal and spatial bearings. Here is a real dialogue experienced by Hélène, who faithfully reported it to me, with great emotion:
« The phone rings, I take the call.
– I am Sylvie, (I do not recognise who is speaking)
– Sylvie? Sylvie what?
– I am Sylvie, » the person repeats (I still don’t recognise the voice)
– Sylvie Redon? (She does not answer directly!)
– I’m calling to tell you that we’re moving!
– Oh, really! Why are you moving?
– I don’t know, they didn’t tell me!. But you know, we’re going to a house that’s the same as this one… the same as here! .. And Alain (their son) is going to live not far away, in the South! .. I can’t talk to you for long on the phone! Here’s Jerome (her husband), he wants to talk to you.
Jérôme takes over communication
– Sylvie tells me that you are moving?
– Not at all! She’s talking nonsense … it’s not about that these days! (said very calmly). Goodbye! ».

(Names and surnames have been changed, of course!)

Identization, as a paradoxical articulation between identity and project, is clearly at work in this dream equivalent! The personal identity is disturbed (she does not answer the question of her identity), the project (moving to the South) is paradoxically harmonised by the identity of the house (the house in the South is the same as the one here!) and by the maintenance of the maternal identity (her son is here but he will be there too).
Of course, identization cannot be understood without the historical aspects, without placing the personal and contextual conditions, without the emotional dynamics that inevitably accompany any conflict, any crisis.

Pierre Tap






Le processus paradoxal d’identisation

Le processus paradoxal d’identisation

J’ai proposé d’appeler “identisation” le va-et-vient conflictuel entre l’identité et le projet de changement (individuels ou collectifs). Dans le dernier chapitre publié (n° 332. “Souffrances, traumatismes, coping et résilience dans la vie”) j’évoque le mythe de l’île Vanuatu : “l’arbre et la pirogue” analysé par Joel Demaison dans sa thèse, (1985) :

Tout homme est tiraillé entre deux besoins contradictoires et pourtant majeurs :

  • le besoin de la pirogue, c’est à dire du mouvement, du voyage, de l’arrachement à soi- même, à sa communauté ;
  • le besoin de l’arbre, c’est à dire l’enracinement à l’identité, l’attachement à sa communauté.

Les hommes errent constamment entre ces deux besoins, en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre.. jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’arbre que l’on fabrique la pirogue. (j’ai envie d’ajouter que la pirogue peut aussi voyager pour sauver l’arbre.. ) « L’arbre est la métaphore de l’homme, l’homme qui se tient droit dans son ‘lieu’plonge avec lui dans l’assise sacrée de la profondeur. La profondeur prime sur l’étendue. L’homme-arbre ne vit que par le groupe- pirogue ».. A partir du « trajet-fondateur » d’arrivée sur l’île, la société mélanésienne « s’affirme tout autant comme une société de racines que de voyages » » (1986, p. 518).

Mais je voudrais ajouter aujourd’hui l’exemple de l’identisation lorsqu’intervient une crise identitaire, par exemple chez une personne âgée qui commence à perdre ses repères temporels et spatiaux. Voici un dialogue réel vécu par Hélène, qui me l’a fidèlement rapporté, avec beaucoup d’émotion :

« Le téléphone sonne, je prends la communication.

  • Je suis Sylvie, (je ne reconnais pas qui parle)
  • Sylvie ? Sylvie comment ?
  • Je suis Sylvie, répète la personne (Je ne reconnais toujours pas la voix)
  • Sylvie Redon ? (Elle ne répond pas directement !)
  • Je te téléphone pour te dire qu’on va déménager !
  • Ah bon ! Pourquoi vous déménagez ?
  • Je sais pas, ils me l’ont pas dit !.. Mais tu sais, on va dans une maison qui est la même que celle-là.. la même qu’ici ! .. Et puis Alain (leur fils) va habiter pas loin, dans le Sud ! .. Je ne peux pas te parler longtemps au téléphone ! Tiens, voilà Jérôme (son mari), il veut te parler ..

Jérôme prend la communication

  • Sylvie me dit que vous déménagez ?
  • Pas du tout ! elle dit des bétises .. il n’est pas question de ça, ces temps-ci ! (ceci dit très calmement).. Au revoir ! ».

 

(Le nom et les prénoms ont été changés, bien sûr !)

 

L’identisation, comme articulation paradoxale entre l’identité et le projet, est manifestement à l’œuvre dans cet équivalent de rêve ! L’identité personnelle est troublée (elle ne répond pas à la question de son identité), le projet (déménager dans le Sud) est paradoxalement harmonisé par l’identité de la maison (la maison du Sud est la même que celle d’ici !) et par le maintien de l’identité maternelle (son fils est ici mais il sera là-bas, lui aussi).

Bien sûr, l’identisation ne peut se comprendre sans les aspects historiques, sans replacer les conditions personnelles et de contexte, sans la dynamique émotionnelle qui accompagne inévitablement tout conflit, toute crise.

 

Pierre Tap

 

 

 

 

 

 

Les 60 thèses soutenues sous la direction de Pierre Tap (secondé par plusieurs enseignants de son Laboratoire et de son équipe)

A propos des thèses

Certes les publications scientifiques sont essentielles pour faire avancer les thèmes d’un Laboratoire et de ses équipes, mais la formation à la recherche, l’accompagnement de thèses, sont également essentiels pour faire avancer et orienter les futurs chercheurs. J’ai « dirigé » et fait aboutir 60 thèses en 31 ans (1979-2010). On peut s’étonner de cet énorme chiffre ! mais c’est le travail d’équipe qui nous a constamment permis de nous ouvrir à la diversité et de faciliter l’expansion sans pour autant perdre de vue l’objectif : analyser comment se construisent réciproquement (et paradoxalement) la personnalisation et la socialisation, de l’enfance à la vieillesse, dans divers milieux et cultures.

« Qui trop embrasse, mal étreint » ? Je répondrai, comme Camus, « je préfère l’embrassement englobant, même si la science nous oblige à resserrer l’attention sur quelque bribe du puzzle » !

Liste des 60 thèses soutenues sous la direction de Pierre Tap
(et accompagnées par plusieurs enseignants de son équipe)
(1979-2010)

1979 Christiane Le Camus
1980 Raymond Koudou Kessié
1983 Abdelhak Serhane
1983 Kacem Kerbel
1986 Alain Savet
1986 Maria de Fatima Souza Santos
1986 Myriam de Leonardis
1986 Odette Lescarret
1986 Raphaël Essienne
1987 Abdelaziz Kailani
1987 Françoise Bousquet
1987 Maria Teresa Pi-Sunyer Peyri
1987 Patricia Derribere
1987 Raymond Fourasté (Thèse d’Etat)
1988 Claude Collado
1988 Françoise Schoenacker
1988 Marie-Paule Tassi – Rabbe
1989 Abdelhak Serhane (Thèse d’Etat)
1989 Claudie Carayon
1989 Marie-Claude Giraudel-Michas
1989 Odile Reveyrand-Coulon (Thèse d’Etat)
1989 Serge Vallon
1990 Diana Diaz
1990 Neide Pereira Nobrega
1991 Raymond Koudou Kessié (Thèse d’Etat)
1992 Carole Philip-Asdih
1992 Claire Safont (Mottay)
1992 Hélène Rouré
1992 Nathalie-Oubrayrie Roussel
1993 Maria de Lourdes Venancio de Vasconcelos
1994 Eva Louvet-Schmauss
1994 Huguette Rouvière
1994 Marie-Christine Albaret Dall-Ava
1995 Anne-Marie Costalat-Founeau (Thèse d’Etat)
1995 Mohamed Mjouti
1996 Christine Bouissou
1996 Florence Sordes-Ader
1996 Slah Eddine Ben Fadhel
1997 Sylvie Esparbès-Pistre
1999 Alicia Lamia
1999 Anne-Marie Cadars-Pronost (Prix de la Fondation de France)
1999 Laurencine Piquemal Vieu
1999 Patricia Vigne
2000 Jamel Zugueib Neto
2000 Lisiane Guitard
2001 Aubeline Vinay
2001 Gwenaëlle Levêque
2001 Jean-Robert Pelissié
2001 Maria Isabel Geraldi Pizzato Stephenson
2001 Maria Odete Nunes
2001 Nayla Nahas
2002 Ana Bela Mendes
2002 Marjorie Poussin
2003 Maria Neves Parada Alves
2003 Serge Lacoste
2003 Silvia Nennig Castanheira
2005 Alexandra Latron Gorsse
2006 Pauline Dalmon
2008 Elisa Vicente
2010 Samuel Antunes

The 60 theses defended under the direction of Pierre Tap (assisted by several teachers of his Laboratory and his team)

About the theses

Of course, scientific publications are essential to advance the themes of a laboratory and its teams, but research training and thesis supervision are also essential to advance and guide future researchers. I have ‘directed’ and completed 60 theses in 33 years (1979-2012). One may be surprised by this enormous number! But it is the teamwork that has constantly allowed us to open up to diversity and to facilitate expansion without losing sight of the objective: to analyse how personalisation and socialisation are reciprocally (and paradoxically) constructed, from childhood to old age, in various environments and cultures.

« Who embraces too much, embraces badly? I would answer, like Camus, « I prefer the all-embracing embrace, even if science obliges us to tighten our attention on some fragment of the puzzle »!

List of the 60 theses defended under the direction of Pierre Tap
(and accompanied by several teachers from his team)
(1979-2012)

1979 Christiane Le Camus
1980 Raymond Koudou Kessié
1983 Abdelhak Serhane
1983 Kacem Kerbel
1986 Alain Savet
1986 Maria de Fatima Souza Santos
1986 Myriam de Leonardis
1986 Odette Lescarret
1986 Raphaël Essienne
1987 Abdelaziz Kailani
1987 Françoise Bousquet
1987 Maria Teresa Pi-Sunyer Peyri
1987 Patricia Derribere
1987 Raymond Fourasté (State thesis)
1988 Claude Collado
1988 Françoise Schoenacker
1988 Marie-Paule Tassi – Rabbe
1989 Abdelhak Serhane (State thesis)
1989 Claudie Carayon
1989 Marie-Claude Giraudel-Michas
1989 Odile Reveyrand-Coulon (State thesis)
1989 Serge Vallon
1990 Diana Diaz
1990 Neide Pereira Nobrega
1991 Raymond Koudou Kessié (State thesis)
1992 Carole Philip-Asdih
1992 Claire Safont (Mottay)
1992 Hélène Rouré
1992 Nathalie-Oubrayrie Roussel
1993 Maria de Lourdes Venancio de Vasconcelos
1994 Eva Louvet-Schmauss
1994 Huguette Rouvière
1994 Marie-Christine Albaret Dall-Ava
1995 Anne-Marie Costalat-Founeau (State thesis)
1995 Mohamed Mjouti
1996 Christine Bouissou
1996 Florence Sordes-Ader
1996 Slah Eddine Ben Fadhel
1997 Sylvie Esparbès-Pistre
1999 Alicia Lamia
1999 Anne-Marie Cadars-Pronost (Fondation de France Prize)
1999 Laurencine Piquemal Vieu
1999 Patricia Vigne
2000 Jamel Zugueib Neto
2000 Lisiane Guitard
2001 Aubeline Vinay
2001 Gwenaëlle Levêque
2001 Jean-Robert Pelissié
2001 Maria Isabel Geraldi Pizzato Stephenson
2001 Maria Odete Nunes
2001 Nayla Nahas
2002 Ana Bela Mendes
2002 Marjorie Poussin
2003 Maria Neves Parada Alves
2003 Serge Lacoste
2003 Silvia Nennig Castanheira
2005 Alexandra Latron Gorsse
2006 Pauline Dalmon
2008 Elisa Vicente
2012 Samuel Antunes

In the IDREF list of thesis titles some of the references are doubled when the document is in both paper and film or digital form :


Propos sur intégrité, intégration, …dialogue à retenir !




Michelle Bergadaà
Emeritus Professor of the University of Geneva – President of the Institute for Research and Action on Fraud and Plagiarism in Academia (IRAFPA) – Présidente de l’Association OVSM – Présidente de la Fondation FERE


Michelle Bergadaà a envoyé le message suivant à Pierre Tap

Bonjour, Je vous ai invité à l’instant à rejoindre le Linkedin de l’IRAFPA, car ce que nous y (cherchons et) publions pour les sciences de l’intégrité correspond de près à vos centres d’intérêts et à votre curiosité naturelle. N’hésitez pas à me contacter directement pour toute question. Belle fin de week end et meilleurs messages, Pr. Michelle Bergadaà, Emeritus Professor Université de Genève. Présidente de l’Institut International de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques


AUJOURD’HUI
Pierre Tap a envoyé le message suivant à 15:08

Merci Michelle ! depuis mon hospitalisation j’ai réduit mes activités dans le réseau .. Ceci dit, je ne savais pas qu’il existe des « sciences de l’intégrité » même si je travaille sans doute la dessus depuis toujours ! J’irai voir du côté de IRAFPA !
Un exemple à discuter : voici ce que j’écrivais hier à un ami « Argument : qui trop embrasse, mal étreint ! (habituellement je réponds comme Camus : Je préfère l’embrassement) (englobant), je n’aime pas l’étreinte (resserrante et morcelante) ! ) .. bien sûr la science est du côté contrainte pour resserrement .. mais comment intégrer le puzzle .. Le chercheur serait le fan du puzzle qui n’a pas le modèle global de la figure et qui cherche à ajuster les morceaux ! ..
Bien cordialement, Pierre

A propos des effets du Covid : pour qu’il ne soit pas un cocon vide (ou mort)

2004 Propos concernant l’effet de la précarité économique sur la vulnérabilité psychologique .. 2021 Même question aujourd’hui à propos des effets du Covid .. mais avec la nécessité d’une triangulation Covid-précarité (et autres déterminants)- et vulnérabilité psychologique. J’ai été interviewé hier par Rui Santos, collègue et ami portugais qui avait travaillé dans ce livre .. Il s’agissait d’une intervention à distance pour un colloque européen .. Je vais écrire ce que j’ai évoqué .. Cordialement, Pierre

Un problème chez Researchgate ? Le poids d’Amazon ?

Je suis depuis longtemps dans Researchgate qui permet aux chercheurs du monde de communiquer entre eux, d’échanger leurs publications. Subitement cette semaine, je constate que mon nom est remplacé par « Robinet » : Il est vrai que grâce à la traduction en huit langues de notre dernier livre (« Personnalisation et dynamique relationnelle » Pierre Tap et Nathalie Oubrayrie-Roussel) j’ai découvert que le traducteur Intelligence Artificielle avait « traduit » mon nom (ce qui est une erreur, comme de traduire aussi la bibliographie, plus grave encore, etc.) J’ai ainsi découvert que mon nom est lié, dans toutes les langues à « robinet ou mélangeur » ! Je suppose que Amazon qui gère beaucoup de nouveautés est concerné par ce jeu de me faire appeler « Robinet » par Researchgate ? Pierre Tap (et non Pierre Robinet) !

Le 28 Juin 2021 Le problème de Researchgate, Amazon, et autres .. C’est qu’ils utilisent un traducteur Intelligence Artificielle qui ne fait pas la différence entre tap et Tap ! .. Lorsque je passe de l’anglais au français dans la traduction automatique : mon nom devient « robinet » comme en anglais, comme tap beer pourrait devenir « Pierre pression » .. Bon, je suis robinet pour les anglais/américains ! Pierre

A problem at Researchgate ? The weight of Amazon?


I have been in Researchgate for a long time, which allows researchers from all over the world to communicate with each other, to exchange their publications. Suddenly this week, I notice that my name is replaced by « Robinet »: It is true that thanks to the translation in eight languages of our last book (« Personnalisation et dynamique relationnelle » Pierre Tap and Nathalie Oubrayrie-Roussel) I discovered that the Artificial Intelligence translation had « translated » my name (which is a mistake, like translating also the bibliography, even more serious, etc.) I thus discovered that my name is linked, in all languages, to « faucet or mixer »! I suppose that Amazon, which manages a lot of new products, is concerned by this game of having me called « faucet » by Researchgate? Pierre Tap (et non Pierre Robinet !)

June 28, 2021 The problem with Researchgate, Amazon, and others … Is that they use an Artificial Intelligence translator that doesn’t know the difference between tap and Tap! … When I go from English to French in the machine translation: my name becomes « tap » as in English, as tap beer could become « Pierre pression » . Well, I am tap for English/Americans!! Pierre

La mobilisation des psychologues le 10 Juin 2021

C’est avec joie et enthousiasme que je salue les manifestations des psychologues, ce Jeudi 10 Juin 2021. Je suis de coeur (+ pacemaker= faire la paix ? mais après négociations !) avec eux, pour la défense du métier de psychologue, au service des citoyens, de tous âges ! Pour les revendications associées aux conditions de travail et à la reconnaissance administrative et financière des psychologues, quelles que soient leurs orientations, quel que soit le domaine considéré (Travail, Santé, Education, Pathologies). Je vous accompagne.. à distance .. mais avec intensité, de pensées et d’émotions ! Pierre

Mise au point à propos de ce cite

Marie-Laure
Cher Monsieur, Un petit, non en fait…un gros regret : votre site est écrit en Anglais. Toulouse, Toulouse Le Mirail, en Anglais. Bien sûr nos vies professionnelles se tournent vers l’international. Mais… grand regret quand même que notre belle langue, richissime, ne soit pas la vôtre sur votre site, vous un universitaire Emérite qui avez formé des générations de chercheurs. Bien cordialement , car ma critique est tout à fait cordiale,

Pierre
Bonjour Marie-Laure ! Non votre critique n’est pas cordiale elle est insultante, fausse et injuste. Si vous parlez de mon site officiel, il n’est pas écrit en anglais (cette langue a été plutôt rare depuis 50 ans, voir la bibliographie générale numérotée). Vous vous êtes laissé prendre par les apparences : il est vrai que l’article affiché est la traduction anglaise de mon « compte-rendu d’hospitalisation » … que j’ai publié en français dans les réseaux sociaux .. j’aurais été incapable de l’écrire directement en anglais .. J’ai passé ma vie à défendre le français, mais l’important est la communication, et notre dernier livre écrit en français a été traduit en 8 langues .. Vous avez critiqué sans vérifier. ! Je viens de dialoguer avec un collègue roumain (qui a le cancer au stade 3 sur 4 : il me parle en français par « respect », mais je lui ai proposé de me répondre en roumain (que je ne connais pas) lorsque ses émotions le poussent à s’exprimer dans sa langue .. j’ai un traducteur permettant de répondre à 28 langues .. j’ai toujours été contre l’anglais permettant à tous de communiquer .. D’autres qui savent qui je suis me proposent aujourd’hui un prompt rétablissement .. J’élimine bien le caractère insultant ressenti à tort .. et je suis prêt à dialoguer plus cordialement , Pierre

History of the heart, unexpected story! They saved my life !!!

History of the heart, unexpected story ! They saved my life!!!

1° sequence :

April 27, 2021 : Like every morning I just went to get the bread. On the way, suddenly, I have dizziness, I am out of breath. Arrived at the house, Geneviève (my companion),
and Gisèle (her friend) force me to sit down immediately. Blood pressure test 15/7 is a lot (compared to my usual 13/8). We were especially surprised by the 41 heart rate. It is true that I was a sportsman, but at 83 years of age it is very low! François arrived at once and was also worried: « You have to call the emergency doctor », Nathalie (his wife) called Mrs. L.P., my new doctor in Sébazac. She will be able to see me « from tomorrow, 10:20 am »!


2nd sequence:
At the said hour, Geneviève brings me to Sébazac. I ask her to wait for me in the waiting room, conscious of the importance of the decision to be taken. I discuss with Mrs. L.P. the conditions of the disturbances that occurred the day before in my behavior. She is also worried about the 41 and proposes to check my heart rate. Catastrophic result: 30 the first time, 35 the second! I ask her for her conclusion:  » It’s the hospital! … immediately! « 
She calls Doctor L.M, cardiologist, who confirms and proposes to place a pacemaker in the day! Mrs L.P. calls the Samu . I ask to warn my companion. The firemen and nurses arrive in number. I am lying, half naked, on the table, and answer quietly to the questions of the nurses… Then 6 people move me lying down, outside, until the vehicle flashing and honking…

3° sequence:
In the vehicle Pimpom (or ping-pong) one surrounds me, one pricks me, one armbands me (one will see later why this neologism is sign of my concerns). I express aloud why this small trip astonishes me and satisfies me. I knew in Toulouse, Louis Lareng, the creator of the Samu, but I had never made the trip in this position!
So I evoke the importance of the psychology of Health in Toulouse, at this same time. The trip is short, here we are at the Hospital of Rodez ! Here I am installed room 103…

4th sequence :
The nurses of the Cardiology department (Director, Dr. Taha Hassani) take care of me. A young cardiologist explains me the origin of my cardiac insufficiencies: the current passes badly between the atria (in top) and the ventricles (in bottom). First of all, it is necessary to check if the heart rhythm can be brought back to normal with products introduced into the blood, before deciding to place a battery (pace maker). One of the nurses will take over. She says to me « your heart is stubborn, it doesn’t want to move! « (He’s just like me!). I appreciate her exemplary way of saying things, and I tell her so, adding, « I have the impression, listening to you, that I hear the little accent of my Polish ‘friends’! « But you heard me right, I’m Polish » (I’ll be told later that her name is Barbara).
To be continued …

5° Sequence :
It is about 4pm this 28th of April (precision, in this state I am without papers and without watch!)
The decision is taken, I have to have the pace maker placed! A nurse asks me if I am a hunter! Surprised and laughing, I answer « Yes, fly hunter! « It’s very serious, it’s to know on which side you are being « opened »! « At 4:30 pm, I was taken to a nice little laboratory where a big apparatus was placed. I am installed, lying next to it.
I will be operated on the left side! (They took into account that I am a hunter!). They prepare the place to be opened: « in the hollow of my left shoulder ». They cover the rest of me, except for my eyes (I will be able to see my heart and my battery on the screen). I think of the position of the pregnant woman in ultrasound (!!).

6° Sequence :
The cardiologist on duty (L.M.) explains to me as he goes along what he is doing, and tells me as he goes along what I can feel: « be careful, it will burn, or it’s cold, or you may feel pain etc. ». « I feel that he is starting to work on my shoulder. I think of the baker kneading the dough, better of the empathetic sculptor! . The members of the team discuss quietly with the operator. At one point, one of them is worried about the patient: « He can hear us! « I answered « Yes, I can hear you, I can tell your stories! « Three quarters of an hour later (?) it’s over, I’m brought back in a wheelchair! They saved my life with warmth, humanity and laughter!

7° Sequence :
Some days are more significant than others! Sequences 2 to 6 concern the 28th of April alone. I am back in room 103. I find Barbara . Before the operation she had explained to me that I was at 40 heart rate (HR) when I talk or move, but that afterwards I was lower! (Proof that you have to talk and move!). After the surgery, I am waiting for her to tell me how much MR I am worth??. You are at 76! OK, so I am well ReMis!

8° Sequence :
The night of 28-29 will be difficult: not directly on the side of the MR but on the side of its consequences on « my » disease. In 2002, I had « stasis eczema », as Pr Bonnafé told me, red patches in my legs and the danger of bleeding at the slightest pressure or shock. At the end of 2013, this phenomenon disappeared from the legs and was « transferred to the arms » (?)
But let’s come back to the present! By « cardiac » necessity, the nurses frequently have to « cuff » me for the MR, or « prick » me on the arm. When they do, they see the state of my arms and get worried.

Sequence 9
Over the past 20 years, I’ve become a master at rubbing my legs and then my arms. But it is impossible for the nurses to do this because of the constant installation of cables with electrodes… A nurse brings a tube of the useful ointment and checks that the blood stops (to remove any doubt). It is necessary to avoid the bleedings caused by too « sticky » dressings. On the morning of the 29th, Dr. T.H. visits me with the staff. I can thus ask questions about cardiology. I also talk about why I am « in good hands » but fortunately also in « good hands »! Claudine and Caroline, on duty on the evening of the 29th, notice further damage and go to help me.

Sequence 10
On the morning of April 30th, the cardiologist (L.M.) informed me that I would be discharged at 1:30 pm. Two nurses are in charge of removing what is no longer useful on my hands and arms. I ask the first one her first name: « Marion » promises me that she will do the best: she removes the catheter and the plastic that surrounds it, she removes two « problem » dressings and gives me more airy dressings instead.
I ask for the first name at the second, Fabienne has to do a « cuffing »: she decides to do it to me … on the right leg! (a welcome creativity to avoid that I bleed while leaving). She
finally removes all the dressings associated with the famous opening made in the « hollow of my shoulder » . The sequences from 8 to 10 resound with the homage that I pay to all the nurses of two different Services, who looked after me.
Pierre, as a participant-witness!