Histoire de cœur, inattendue ! Ils m’ont sauvé la vie !!!

Histoire de cœur, inattendue ! Ils m’ont sauvé la vie !!!

1° séquence :

27 Avril 2021 : Comme tous les matins je viens d’aller chercher le pain. En chemin, subitement, j’ai des vertiges, je m’essoufle. Arrivé à la maison, Geneviève (ma compagne) et Gisèle (son amie) m’obligent immédiatement à m’asseoir. Examen de la tension 15/7 c’est beaucoup (par rapport à mon 13/8 habituel). On s’étonne surtout du 41 de rythme cardiaque. Certes je fus un sportif, mais à 83 ans c’est bien bas ! François arrive aussitôt et s’inquiète aussi : « Il faut appeler le médecin d’urgence », Nathalie (son épouse) appelle Madame L.P. ; mon nouveau médecin de Sébazac. Elle pourra me voir « dès demain, 10h 20 » !

2° séquence :
A l’heure dite, Geneviève m’amène à Sébazac. Je lui demande de m’attendre dans la salle d’attente, conscient de l’importance de la décision à prendre. J’évoque avec Madame L.P. les conditions des troubles survenus la veille dans mon comportement. Elle s’inquiète aussi du 41 et propose de vérifier mon rythme cardiaque. Résultat catastrophique : 30 une première fois, 35 la seconde !! Je lui demande sa conclusion : « C’est l’hôpital ! .. Immédiatement ! »
Elle téléphone au Docteur L.M, cardiologue, qui confirme et propose de me placer un pacemaker dans la journée ! Madame L.P. appelle le Samu .. Je demande d’avertir ma compagne.. Les pompiers et infirmiers arrivent en nombre .. Je suis couché, à demi-nu, sur la table, et réponds tranquillement aux questions des infirmiers.. Puis 6 personnes me déplacent couché, dehors, jusque dans le véhicule clignotant et klaxonnant..

3° séquence :
Dans le véhicule Pimpom (ou ping-pong) on m’entoure, on me pique, on me brassarde (on verra plus loin pourquoi ce néologisme est signe de mes préoccupation). J’exprime à voix haute pourquoi ce petit voyage m’étonne et me satisfait .. J’ai connu à Toulouse, Louis Lareng, le créateur du Samu, mais je n’avais jamais fait le voyage dans cette position ! ..
Du coup j’évoque l’importance de la psychologie de la Santé à Toulouse, à cette même époque .. Le voyage est court, nous voilà à l’Hôpital de Rodez ! Me voilà installé chambre 103..

4° séquence :
Les infirmières de service de Cardiologie (Directeur, Dr. Taha Hassani) me prennent en charge. Un jeune cardiologue m’explique l’origine de mes insuffisances cardiaques : le courant passe mal entre les oreillettes (en haut) et les ventricules (en bas). Il faut d’abord vérifier si on peut faire remonter le rythme cardiaque à partir de produits introduits dans le sang, avant de décider de placer une pile (pace maker). L’une des infirmières va prendre le relais. Elle me dit « votre cœur est têtu il ne veut pas bouger ! » (Il est comme moi, donc !). J’apprécie sa façon exemplaire de dire les choses, et je le lui dis, en ajoutant « j’ai l’impression, à vous écouter, d’entendre le petit accent de mes « copines » polonaises ! » « Mais vous avez bien entendu, je suis polonaise » (On me dira plus tard qu’elle s’appelle Barbara).


5° Séquence :
Il est environ 16h ce 28 Avril (précision, dans cet état je suis sans papiers et sans montre !)
La décision est prise, il faut me placer le pace maker ! Une infirmière me demande si je suis chasseur ?! Etonné et rieur, je lui réponds « Oui, chasseur de mouches ! », « C’est très sérieux, c’est pour savoir de quel côté on vous « ouvre » ! » : 16h 30, on me transporte dans un joli petit laboratoire dans lequel trône un gros appareil. On m’installe, couché près de lui.
Je serai opéré du côté gauche ! (Ils ont donc tenu compte que je suis chasseur !). On prépare l’endroit à ouvrir : « au creux de mon épaule gauche ». On me couvre le reste ; sauf les yeux (je pourrai voir mon cœur et ma pile sur l’écran). Je pense à la position de la femme enceinte en échographie (!!).

6° Séquence :
Le cardiologue de service (L.M.) m’explique à mesure ce qu’il fait, et me dit à mesure ce que je peux ressentir : « attention ça va brûler, ou c’est froid, ou vous aurez peut-être mal etc. » je sens qu’il commence à travailler mon épaule.. Je pense au boulanger pétrissant la pâte, mieux au sculpteur empathique ! .. Les membres de l’équipe discutent tranquillement avec l’opérant. A un moment, l’un d’eux s’inquiète de l’opéré : « il nous entend ! » je lui réponds « Oui je vous entends, je vais pouvoir raconter vos histoires ! » Trois quarts d’heures après (?) c’est fini, on me ramène sur fauteuil roulant ! Ils m’ont sauvé la vie avec chaleur, humanité et rires !

7° Séquence :
Il est des jours plus lourds en signification que d’autres ! Les séquences 2 à 6 concernent le seul 28 Avril. Je suis de retour à la chambre 103. Je retrouve Barbara .. Avant l’opération elle m’avait expliqué que j’étais à 40 de rythme cardiaque (RM) lorsque je parle ou que je bouge, mais qu’ensuite j’étais plus bas ! (Preuve qu’il faut parler et bouger !).. Après l’opération, j’attends qu’elle me dise combien je vaux de RM ?? .. Vous êtes à 76 ! OK, je suis donc bien ReMis !

8° Séquence :
La nuit du 28-29 va être difficlle : pas directement du côté du RM mais du côté de ses conséquences sur « ma » maladie. En 2002, j’ai de « l’eczéma de stase » me dit le Pr Bonnafé, des plaques rouges dans les jambes et danger de saignement à la moindre trop forte pression ou au moindre choc. Fin 2013, ce phénomène disparaît des jambes et se « reporte sur les bras » (?)
Mais revenons au présent ! par nécessité « cardiaque », les infirmières doivent fréquemment me « brassarder » pour le RM, ou me « piquer » au bras . Lorsqu’elles le font, elles voient l’état de mes bras et s’inquiètent.

Séquence 9
Depuis 20 ans, je suis passé maître dans l’art de me pommader les jambes puis les bras. Mais impossible pour les infirmières de le faire du fait de l’installation constante de cables à électrodes … Un infirmier amène un tube de la pommade utile et vérifie que le sang s’arrête (pour s’ôter un doute).. Il faut éviter les saignements provoqués par des pansements trop « collants ». Le 29 au matin, le Dr T.H. me rend visite avec le personnel. Je peux ainsi poser des questions à propos de la cardiologie. J’évoque aussi pourquoi je suis « dans de beaux bras » mais heureusement aussi dans de « bonnes mains » ! Claudine et Caroline, de service le 29 au soir, constatent de nouveaux dégâts et vont m’aider.

Séquence 10
Le 30 Avril au matin, le cardiologue (L.M.) m’informe que je vais sortir à 13h 30. Deux infirmières sont chargées d’enlever ce qui n’est plus utile sur mes mains ou mes bras. Je demande le prénom à la première : « Marion » me promet qu’elle va faire pour le mieux : elle m’enlève le cathéter et le plastic qui l’entoure, elle me retire deux pansements « problèmes » et me fait à la place des pansements plus aérés.
Je demande le prénom à la seconde, Fabienne doit faire un « brassardage » : elle décide de me le faire .. à la jambe droite ! (créativité bienvenue pour éviter que je saigne en partant). Elle
m’enlève enfin tous les pansements associés à la fameuse ouverture faite au « creux de mon épaule » .. Les séquences de 8 à 10 résonnent de l’hommage que je rends à toutes les infirmières de deux Services différents, qui m’ont soigné.
Pierre, comme participant-témoin !


Histoire de la création de l’Ordre des psychologues portugais

Samedi 24 Avril 2021

Pierre Tap
Suite à la suggestion de Senja STIRN (voir messages précédents) je vais faire le tour des psychologues d’autres pays. Un premier exemple : celui de la création de l’Ordre des Psychologues du Portugal. J’enseignais au Portugal au moment de la création et j’étais proche de l’équipe qui agissait pour cette création. Le premier Bâtonnier de l’ordre créé, mon ami Telmo Mourinho Baptista, OPP President (mais aussi President of European Federation of Psychologists Associations (EFPA)) a raconté l’histoire de cette création dans le document « Ordre des psychologues portugais.telmo_mourinho_baptista etc.. (et l’un des Vice-Présidents était Samuel Antunes, mon dernier thésard (soutenance Toulouse, 2012) . Ceci dit j’avais d’autres amis portugais qui étaient contre ! La tolérance était sans aucun doute à l’ordre du jour .. ce qui, après tout doit être vrai aussi en France ..mais la proposition de l’Ordre en France a été faite dans l’ombre et sur un mode inacceptable .. à suivre Pierre

Na sequência da sugestão de Senja STIRN (ver mensagens anteriores) vou dar uma vista de olhos a psicólogos de outros países. Um primeiro exemplo: a criação da Ordem Portuguesa dos Psicólogos. Eu estava a ensinar em Portugal na altura da sua criação e estava próximo da equipa que estava a trabalhar para a sua criação. O primeiro Presidente da Ordem, o meu amigo Telmo Mourinho Baptista, Presidente da OPP (mas também Presidente da Federação Europeia de Associações de Psicólogos – EFPA)) contou a história desta criação no documento « Ordem dos Psicólogos Portugueses.telmo_mourinho_baptista etc… (e um dos Vice-Presidentes foi Samuel Antunes, a minha última tese (defesa Toulouse, 2012) . Dito isto, eu tinha outros amigos portugueses que eram contra! A tolerância foi sem dúvida a ordem do dia … o que, afinal, também deve ser verdade em França … mas a proposta da Ordem em França foi feita na sombra e de uma forma inaceitável … a ser continuada ! Pierre





Mobilisation des psychologues (25000)

Moins d’une semaine après ma réaction « trop, c’est trop » et mon appel à mobilisation des psychologues, plus de 25000 personnes ont lu mon message, 544 se sont engagées par le « like » (j’aime !!), et de nombreux messages et commentaires .. Toutes n’étaient pas psychologues .. preuve que l’hypothèse d’un Ordre des Psychologues n’est pas la bonne solution ! Par ailleurs je vous propose de vous rendre sur mon site (www.pierretap.com) pour télécharger le code déontologique des psychologues de 1996, signé en 2012 par 30 associations de psychologues (Pour la France et en français) mais j’y ajouterai la traduction en anglais, allemand, espagnol, italien, portugais ! car le code a une dimension européenne + anglophones ! .. avanti ! Pierre #mobilisationdespsychologues

Code de Déontologie des psychologues (1996 & 2012)

Actualisation du Code de déontologie des psychologues de mars 1996.
Février 2012
« Code de déontologie des psychologues français de 1996 actualisé et déjà signé depuis le 4/2/2012 par 16 organisations . »

Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l’action des psychologues.
PREAMBULE
L’usage professionnel du titre de psychologue est défini par l’article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l’article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s’inscrire sur les listes ADELI.

Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d’enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en psychologie (16ème section du Conseil National des Universités), qui contribuent à la formation initiale et continue des psychologues. Le respect de ces règles protège le public des mésusages de la psychologie et l’utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s’y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.

PRINCIPES GENERAUX
La complexité des situations psychologiques s’oppose à l’application automatique de règles. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l’observance des grands principes suivants :

Principe 1 : Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s’attache à respecter l’autonomie d’autrui et en particulier ses possibilités d’information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l’accès direct et libre de toute personne au psychologue de son choix. Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l’intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

Principe 2 : Compétence
Le psychologue tient sa compétence :
– de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue ;
– de la réactualisation régulière de ses connaissances ;
– de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.

Principe 3 : Responsabilité et autonomie
Outre ses responsabilités civiles et pénales, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de sa compétence professionnelle, le psychologue décide et répond personnellement du choix et de l’application des méthodes et techniques qu’il conçoit et met en œuvre et des avis qu’il formule. Il peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les faire distinguer.

Principe 4 : Rigueur
Les modes d’intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l’objet d’une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail.

Principe 5 : Intégrité et probité
Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.

Principe 6 : Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue prend notamment en considération les utilisations qui pourraient en être faites par des tiers.

.

.

TITRE 1 : L’EXERCICE PROFESSIONNEL
.

CHAPITRE I
DEFINITION DE LA PROFESSION
Article 1 : Le psychologue exerce différentes fonctions à titre libéral, salarié du secteur public, associatif ou privé. Lorsque les activités du psychologue sont exercées du fait de sa qualification, le psychologue fait état de son titre.

Article 2 : La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.

Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la psychologie, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail institutionnel. Ses méthodes sont diverses et adaptées à ses objectifs. Son principal outil est l’entretien.

.

CHAPITRE II
LES CONDITIONS DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION
.

Article 4 : Qu’il travaille seul ou en équipe, le psychologue fait respecter la spécificité de sa démarche et de ses méthodes. Il respecte celles des autres professionnels.

Article 5 : Le psychologue accepte les missions qu’il estime compatibles avec ses fonctions et ses compétences.

Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers les professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.

Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre d’exercice.

Article 8 : Lorsque le psychologue participe à des réunions pluri professionnelles ayant pour objet l’examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.

Article 9 : Avant toute intervention, le psychologue s’assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou qui participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.

Article 10 : Le psychologue peut recevoir à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi en tenant compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales et réglementaires en vigueur.

Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs protégés proposés par le psychologue requièrent outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l’autorité parentale ou des représentants légaux.

Article 12 : Lorsque l’intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le psychologue s’efforce de réunir les conditions d’une relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.

Article 13 : Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu’il a pu examiner lui-même.

Article 14 : Dans toutes les situations d’évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation.

Article 15 : Le psychologue n’use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.

Article 16 : Le psychologue présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux intéressés.

Article 17 : Lorsque les conclusions du psychologue sont transmises à un tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l’assentiment de l’intéressé ou une information préalable de celui-ci.

Article 18 : Le psychologue n’engage pas d’intervention ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il est personnellement lié. Dans une situation de conflits d’intérêts, le psychologue a l’obligation de se récuser.

Article 19 : Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d’un tiers, le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d’assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.

Article 20 : Les documents émanant d’un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro ADELI, l’identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l’objet de son écrit et sa signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.

Article 21 : Le psychologue doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité, de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.

Article 22 : Dans le cas où le psychologue est empêché ou prévoit d’interrompre son activité, il prend, avec l’accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle puisse être assurée.

.

CHAPITRE III
LES MODALITES TECHNIQUES DE L’EXERCICE PROFESSIONNEL
.

Article 23 : La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques employées. Elle est indissociable d’une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.

Article 24 : Les techniques utilisées par le psychologue à des fins d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées et sont actualisées.

Article 25 : Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il prend en compte les processus évolutifs de la personne. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives concernant les ressources psychologiques et psychosociales des individus ou des groupes.

Article 26 : Le psychologue recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat.

Article 27 : Le psychologue privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le psychologue utilisant différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du fait de la nature virtuelle de la communication, explique la nature et les conditions de ses interventions, sa spécificité de psychologue et ses limites.

Article 28 : Le psychologue exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de leur montant dès le premier entretien et s’assure de leur accord.

.

CHAPITRE IV
LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES PAIRS
.

Article 29 : Le psychologue soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l’application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d’aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.

Article 30 : Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu’elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n’exclut pas la critique argumentée.

Article 31 : Lorsque plusieurs psychologues interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l’articulation de leurs interventions.

.

CHAPITRE V
LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE
.

Article 32 : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.

Article 33 : Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques psychologiques qu’il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement.

.

TITRE II
LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES
.

Article 34 : L’enseignement de la psychologie respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :
– diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants en psychologie dès le début de leurs études ;
– fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
– s’assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.

Article 35 : Le psychologue enseignant la psychologie ne participe qu’à des formations offrant des garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.

Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.

Article 37 : L’enseignement présente les différents champs d’étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l’endoctrinement et le sectarisme.

Article 38 : L’enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.

Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l’évaluation des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix des outils, leur maniement – prudence, vérification – et leur utilisation – secret professionnel et confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et de l’intégrité des personnes présentées.

Article 40 : Les formateurs, tant universitaires que praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de même que les exigences universitaires – mémoires de recherche, stages, recrutement de participants, présentation de cas, jurys d’examens, etc. – soient conformes à la déontologie des psychologues. Les formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent Code.

Article 41 : Le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d’une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n’exige pas des étudiants leur participation à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.

Article 42 : L’évaluation tient compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale selon les modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l’Université, sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.

Article 43 : Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40, 41 et 42 du présent Code.

.

TITRE III
LA RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE
.

Article 44 : La recherche en psychologie vise à acquérir des connaissances de portée générale et à contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas possibles ni moralement acceptables. Le savoir psychologique n’est pas neutre. La recherche en psychologie implique le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté et l’autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur protège les données recueillies et n’oublie pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.

Article 45 : Le chercheur ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance approfondie de la littérature scientifique existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et reproductible.

Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur étudie, évalue les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.

Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur consentement.

Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et exiger que les données la concernant soient détruites.

Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé (mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher son adhésion en lui fournissant des explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.

Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s’engage vis-à-vis du sujet à assurer la confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l’objectif poursuivi. Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il jugerait utile à la protection de la personne concernée.

Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d’être informé des résultats de cette recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.

Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.

Article 53 : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.

Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au travail collectif.

Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu’expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.

Les associations signataires renoncent à tous droits de propriété et autorisent la reproduction du Code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du présent document : 22 mars1996 et actualisé en février 2012).

Mobilisation des psychologues : La Société Française de Psychologie et la question de l’Ordre des Psychologues

Pierre Tap
La SFP vient vers nous .. grand merci et bienvenue ! Il faut que chacun sorte de son site et que l’on voit qui pense quoi et qui veut agir dans quelle direction .. mais les rencontres seront nécessaires (même pendant le confinement .. Chaque psychologue, chaque syndicat ne peut avoir la solution qui passe par des négociations internes et aboutit à un accord discuté avec l’Etat

La Société Française de Psychologie
Françoise Caubet-Gehelmann
Psychologue Scolaire , Docteur en Neurobiologie,

Pour information ou pour rappel la SFP, la société française de psychologie organise des colloques et publie des revues avec la volonté de représenter tous les champs de la psychologie tant au niveau de la recherche en psychologie que de la pratique de la psychologie.
Sur son site elle s’exprime sur la question de l’ordre. Elle travaille avec d’autres organisations sur le code de déontologie et sur l’idée de le rendre légalement valable.

https://lnkd.in/gH9Stgz
La création d’un ordre pour les psychologues : La fausse « bonne solution » ! – SFP
La création d’un ordre pour les psychologues : La fausse « bonne solut…
sfpsy.org

La création d’un ordre pour les psychologues : La fausse « bonne solution » !
12 Avr 2021 | ACTUALITES, ARCHIVES

L’ensemble des organisations de psychologues, dont la SFP, a découvert le 7 avril dernier le dépôt par certains parlementaires d’une proposition de loi portant sur la création d’un ordre pour tous les psychologues. Alors que la SFP participe, avec 22 organisations de psychologues, à l’actualisation du code de déontologie de 2012, aucune consultation n’a été engagée par ces parlementaires pour connaître l’avis de la profession.
La solution d’un ordre professionnel peut spontanément apparaître à certains comme une solution séduisante pour la profession des psychologues. L’encadrement des professionnels par un ordre pourrait ainsi laisser croire à une meilleure protection du public et des professionnels en cas de litige, et donner l’impression d’une profession plus forte. En d’autres termes, on pourrait penser que l’existence d’un ordre serait une solution efficace, voire incontournable, pour la défendre, protéger les usagers et finalement garantir une pratique de la profession, respectueuse des règles de l’art et de la déontologie.
Plusieurs organisations nationales de psychologues et psychologie ont toutefois déjà clairement exposé leurs arguments en la défaveur d’un ordre professionnel des psychologues, dans un article publié en 2016 (« Quelles évolutions pour la déontologie des psychologues en France : propositions du GIRéDéP », Le Journal des psychologues 2016/5 (n° 337), pp. 34-40).
L’établissement d’un ordre professionnel fait apparaître cinq grands sujets de préoccupation.
La profession de psychologue est la seule profession réglementée à être gérée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. L’établissement d’un ordre attribuerait donc à cette instance, une fonction qui est actuellement assumée par les pouvoirs publics. Autrement dit, l’ordre viendrait alors simplement se substituer à un dispositif déjà existant et opérationnel.
Un ordre nous confronte à la problématique des modalités d’élection de ses dirigeants et de leur composition, qui ne seraient jamais totalement satisfaisantes. Par exemple, il pourrait en résulter une représentation lacunaire de certains champs d’exercice de la psychologie.
L’ordre a une fonction disciplinaire en sanctionnant les professionnels qui ne respecteraient pas les règles professionnelles qu’il a adoptées. Or, les sanctions existent déjà dans le droit pénal, la fonction publique et dans certaines conventions collectives. A nouveau, l’ordre professionnel viendrait se substituer à des solutions déjà opérantes.
Un ordre s’accompagne d’une sélection supplémentaire obligatoire pour pouvoir faire usage du titre de psychologue – ce qui pose la question du devenir d’une personne diplômée qui ne réussirait pas cette sélection. Et bien évidemment, l’établissement d’un ordre conditionnera l’autorisation de la pratique de la psychologie au règlement d’une cotisation.
Cette loi intégrera tous les psychologues au code de la santé publique, dans les professions de santé, indépendamment de leurs champs d’exercice et de leurs référentiels professionnels qui seront ainsi bafoués. Réduire les missions et interventions au secteur de la santé, serait négliger toutes les actions conduites par les psychologues, notamment dans les établissements scolaires, les entreprises, les prisons, visant à proposer des démarches adaptées au respect de la dimension psychique de la personne.
La Société Française de Psychologie s’oppose donc à ce projet relatif à la création d’un ordre des psychologues, à la fois sur le fond mais aussi sur la forme. La SFP a toujours considéré les questions d’éthique et de déontologie comme essentielles pour l’exercice de la profession. Elle a d’ailleurs pris l’initiative dès 1961 de proposer le 1er code de déontologie des psychologues. Elle a largement participé à son actualisation périodique, en 1996 et en 2012, afin qu’il reste vivant et utile aux usagers comme aux psychologues. Cette proposition de loi réalisée sans consultation des organisations professionnelles constitue donc un déni de démocratie et traduit un mépris éhonté à l’égard d’une communauté professionnelle et du travail qu’elle mène depuis de nombreuses années. Au sein du Cerédépsy, la SFP travaille à d’autres solutions pour inscrire le code de déontologie dans la réglementation.

Mobilisation des psychologues (3)

Noëlle Girault-Lidvan
Maître de Conférences en Psychologie Sociale et Psychologue du Travail (Université Paris-Descartes)
Nous nous sommes rencontrés il y a longtemps par le biais de la SFP (raison pour laquelle je me permet de te tutoyer), et toutes ces questions étaient déjà l’objet d’un travail approfondi. Mais là il y a le feu.
L’expression d’ « ordre-juge » ne me paraît pas forcément adéquate. Un ordre, ça se définit et ça s’organise comme le souhaitent ceux qui le créent. Ce n’est pas forcément un carcan soumis à des instances extérieures à la profession. On n’est pas obligés (les psychologues) de se calquer sur les modèles (très divers) des ordres existants.
En tout cas, c’est essentiel de se confronter maintenant au problème : si les psychologues n’ont pas pu s’accorder jusque-là sur une instance permettant de rendre opposable en droit (donc permettant de protéger la clientèle et les professionnels) le Code de Déontologie (sous la forme d’un ordre ou d’autre chose), la profession a maintenant le dos au mur.
On continue comme pendant les 40 dernières années ? »

Bonsoir Noëlle, nous avons vécu à la Société Française de Psychologie des années exaltantes entre 1980 et 1996, en particulier deux faits 1. La loi sur le Titre de psychologue (article 44 de la loi n°85-772 du 25 Juillet 1985) (complétée le 4 Mars 2002 obligation de s’inscrire sur les listes ADELI), 2. Le travail assidu pendant des années sur l’actualisation du Code de Déontologie des Psychologues qui a abouti en 1996, et n’a été signé que le 4 Février 2012 par 30 organisations de psychologues. (cf. le Ceredepsy).
Ce passé positif ne doit pas disparaître par la mise en place d’un Ordre déjà tout fait, clé en main.. sans que les psychologues et leurs organisations aient leur mot à dire ..
Jerome Maille nous dit « qu’un travail concret est en cours , qui n’a pas besoin d’être forcément un Ordre » mais encore ?
David Castellan est conscient des effets d’urgence et de la nécessité de trouver une instance qui pourrait recevoir la diversité sans se dissoudre ! La SFP avait cette fonction dans le passé, par le fait de sa double structure : La recherche scientifique (et les universitaires enseignants-chercheurs) d’un côté et les psychologues praticiens de l’autre (qui se confondaient souvent) .. que devient-elle ? Je ne sais .. mais il faudrait réveiller la belle endormie ?

Mobilisation des psychologues (à suivre) !

Mobilisation des psychologues !
Pour défendre votre profession, psychologues, oubliez vos différences et faites-le pour ceux qui ont besoin de vous !
Mobilization of psychologists!
To defend your profession, psychologists, forget your differences and do it for those who need you!
Mobilisierung von Psychologen!
Um Ihren Beruf zu verteidigen, Psychologen, vergessen Sie Ihre Differenzen und tun Sie es für diejenigen, die Sie brauchen!
¡Movilización de psicólogos!
Para defender vuestra profesión, psicólogos, olvidad vuestras diferencias y hacedlo por los que os necesitan.
Mobilitazione degli psicologi!
Per difendere la vostra professione, psicologi, dimenticate le vostre differenze e fatelo per coloro che hanno bisogno di voi!
Mobilização de psicólogos!
Para defender a sua profissão, psicólogos, esqueça as suas diferenças e faça-o por aqueles que precisam de si!
Pierre

Mobilisation « Défense et illustration de l’identisation »

On a pu traduire mon appel à mobilisation des psychologues comme un coup de gueule. Je ne suis pas un violent de la gueule, mais sans aucun doute un violent du coeur, lorsque j’ai le sentiment d’injustices insupportables face auxquelles je ne puis rester « saisi » (comme aurait pu dire Sartre !) ou « estabouzi » (comme aurait pu dire mon grand père en patois-occitan !) ..
C’est aussi par coup de coeur que je me suis lancé dans une lutte multi-linguistique pour défendre le terme « personnalisation » (ou personnation, qui n’existe même pas) comme développement et épanouissement de la personne. Je vais recommencer pour défendre l’existence linguistique du néologisme « identisation » qui peut exister en français grâce à Wikipedia, mais est traduit systématiquement par identification dans toutes les langues ..Voici ci-joint le texte wikipedia sur l’identisation .. Pourriez-vous m’aider à trouver le terme qui traduirait le processus d’identisation dans d’autres langues ? Grand merci ! Pierre

Mobilisation des psychologues et des amis de la psychologie scientifique et humaine

Mobilisation des psychologues !
Pour défendre votre profession, psychologues, oubliez vos différences et faites-le pour ceux qui ont besoin de vous !

Je m’étais juré de ne pas intervenir dans les débats nationaux ! Mais trop, c’est trop ! Les psychologues dépendants des médecins, le non remboursement sanitaire des gens consultant des psychologues, etc. étaient à l’ordre du jour des AG de la Société Française de Psychologie lorsque j’en étais président (fin 80 début 90). Aujourd’hui, sous la pression d’un virus on prend conscience de l’importance du traitement des troubles psychiques et de la nécessité de l’intervention de psychologues formés pour ce traitement !
Pourtant les mêmes maux sont toujours là : à la division entre psychologues : la réponse par l’Ordre-Juge qui nous dévorera tous (comme dans la fable) .. A la nécessité d’indépendance professionnelle, la réponse « passez par la case « médecin » qui décide si vous avez besoin d’aide autre que médicale ! En attendant les personnes en difficulté doivent faire face par la résilience, ou se laisser-aller (qui n’a rien à voir avec le lâcher-prise !) Mobilisation et engagement deviennent nécessaires comme disait Paul Ricoeur ! Pierre
• 1